C’est l’un des gestes les plus efficaces qu’un jardin puisse offrir à la faune, et il ne coûte rien. Le hérisson parcourt jusqu’à deux kilomètres par nuit pour se nourrir. Les clôtures pleines des lotissements modernes découpent son territoire en cases hermétiques, et l’obligent à contourner par la route — première cause de mortalité de l’espèce.
Les bonnes dimensions
Une ouverture de treize centimètres sur treize suffit. C’est assez pour un hérisson adulte, trop peu pour la majorité des chats et des chiens, ce qui répond à l’objection la plus fréquente des voisins.
Le passage doit être au ras du sol, sans rebord ni marche : l’animal se déplace ventre contre terre et ne saute pas. Un trou percé à dix centimètres de hauteur ne sert à rien.
Comment faire selon la clôture
Sur du grillage, sectionnez quelques fils à la pince et repliez soigneusement les extrémités pour éviter les blessures. Sur une clôture en lames de bois, il suffit souvent de retirer une latte en partie basse. Sur un mur ou un soubassement béton, l’ouverture doit être prévue à la construction — sinon, un contournement par un angle non maçonné fait l’affaire.

Placez-le dans une zone calme et ombragée, près d’une haie ou d’un massif, à l’écart du passage humain. Et vérifiez une fois par an qu’il n’est pas obstrué par la végétation.
Le geste qui compte vraiment
Un passage isolé n’a qu’un intérêt limité. C’est en parlant aux voisins qu’on crée un vrai corridor à l’échelle du quartier.
Avant de vous lancer, assurez-vous qu’un hérisson fréquente bien le jardin : lequotidienmaison.fr explique comment reconnaître ses traces au sol, souvent confondues avec des dégâts de rongeurs.
Deux précautions complètent utilement le passage. Vérifiez toujours un tas de feuilles ou de branches avant de le brûler ou de le broyer, c’est l’abri favori de l’animal. Et couvrez les points d’eau d’une planche inclinée : un hérisson tombé dans un bassin ou une piscine ne remonte pas seul une paroi lisse.
